Ce qu’on pourrait désormais appeler l’affaire ‘’Maurice Bandama touche en moyenne 15 millions de FCfa par répartition du Burida’’ a pris une nouvelle tournure.

Elle pourrait désormais se déporter devant les tribunaux, si l’on en croit l’artiste Pat Sako qui a contacté la rédaction de Afrikipresse le 6 août 2018.

« Je suis convoqué par le Conseil d’administration (du Burida : Ndlr) et devant le Tribunal correctionnel par le ministre. Mais en ce qui concerne la date exacte de ma comparution, leur avocat qui l’a notifié au mien, lui a dit qu’il lui enverra la notification sur laquelle cela est marqué. En revanche, en ce qui concerne le Conseil d’administration, je suis convoqué le 20 août 2018, comme me l’a signifié le service juridique du Burida. J’irai les écouter », a révélé celui qui répond au nom de Hugues Patrick Ossohou (44 ans), à l’état civil.

L’affaire rappelons-le, remonte au 29 juin 2018, date à laquelle le leader du groupe ‘’Espoir 2000’’, par ailleurs président de la FENAZ (Fédération Nationale des Artistes Zouglou) n’était pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer à travers un post sur la page Facebook, ce qu’il a qualifié de magouille au Bureau Ivoirien du Droit d’auteurs (BURIDA) : «le ministre Bandama Maurice (écrivain) et bien d’autres avant lui, touchent en moyenne, 15.000.000 de Fcfa par répartition. Soit près de 60 millions par an et 240.000.000 de Fcfa durant le mandat de 4 ans de son PCA qu’il aura choisi. Et ça, c’est de manière officielle. Allez vous imaginez ce qui se passe de manière officieuse, surtout que les répartitions de droits généraux se font sans aucun critère. Pendant ce temps, le créateur de cet argent se meurt… ».

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L’information a aussitôt été relayée par Afrikipresse qui a joint le lendemain au téléphone, le ministre de la Culture et de la Francophonie afin de  recueillir sa réaction. « Il ne va pas arrêter ses calomnies, lui ? Ça, ce sont des choses que je ne vais pas continuer d’accepter (…) Je ne laisserai pas ça, sans suite, parce que je ne peux accepter ces calomnies (…) Je vous avoue que je ne laisserai pas une telle calomnie prospérer (…) C’est du mensonge», avait menacé le premier responsable ivoirien chargé de la Culture. Il a par ailleurs, tenu à faire la précision suivante : « dans les textes du Burida, il y a la contribution au Fonds  d’action culturelle (FAC). C’est ce qui alimente la contribution du ministère à l’attention des artistes»

À la suite de Maurice Kouakou Bandama, l’entreprise chargée de la collecte et de la répartition  des droits d’auteurs avait également réagi dans un communiqué rendu public le 5 juillet 2018 : « Le Burida se réserve le droit d’initier à son encontre les procédures disciplinaires (…) et cela, sans préjudice d’éventuelles poursuites judiciaires ».

«Attendez, soyons sérieux. Je vends 12 mille albums, j’attends qu’on me reverse mon argent par album vendu, et on préfère financer le Fac. Il y a un budget que le gouvernement attribue au ministère de la Culture ou pas ? Tout ceci doit nous être expliqué. Au lieu de chercher à traduire X ou Y en Justice parce qu’on a la puissance d’agir sur le jugement de la Cour » s’est indigné face à la tournure des faits, Nicaise Kanga, artiste ivoirien résident en Angleterre.

Source: Afrikipresse.fr